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Tous les mois, retrouvez un nouvel article sur notre activité

 

L'article du mois par Yves Jeanpierre 

 

En fin d’année passée, Marie Caroline Janand a rencontré le dernier professeur de gravure des Beaux-Arts de Saint-Étienne : Monsieur Christian Friedrich. Cet homme de grande culture, créateur de la Médaille de la ville de Saint-Étienne, nous a rapidement séduits par l’importance de son œuvre dans le paysage de la gravure sur métaux.

Ce n’est pas sans émotion que nous l’avons retrouvé chez lui, accompagné de sa grande amie Anne Chantal Berger, Poétesse, dans un environnement monastique et empreint d’une sobriété heureuse...

Ce grand maître de la gravure du XXe siècle nous a souvent étonnés tant par son regard vif et son à propos sur la technique, que par le plaisir de raviver avec lui le tournant artistique entre classicisme et modernité. Quelle belle leçon de ce grand témoin et acteur de cette évolution !

Nous avons évoqué son père, chef de fabrication chez Verney-Carron et ses 5 ans aux Beaux-Arts en tant qu’élève où son professeur Léon Gadou lui enseigne la technique et surtout le goût de l’expérience et de l’exigence. En 1955 son diplôme de graveur en poche, il commence à travailler pour Verney-Carron et finalement, il fait le choix de l’enseignement en rentrant comme professeur de dessin au Lycée Saint Louis. 

Puis il prépare le concours d’entrée aux Beaux-Arts pour succéder à son maître Léon Gadou. Les années qui suivirent furent une succession de travaux pour la mise au point de techniques notamment de coloration des métaux avec les artisans de la place de Saint-Étienne.

Depuis son départ en retraite en 1993, il monte des expositions de ses œuvres et fait de nombreuses conférences dont la dernière cette année « Malraux et la Mystique de l’Inde » a été donnée dans la région Parisienne et au Caveau stéphanois.

C’est tout naturellement que nous accueillons au sein des amis du Musée comme membre d’honneur ce personnage rigoureux qui a toujours préféré la création à l’académisme.

Il a offert au Musée des plaques de gravure et des enluminures sur cuivre, preuves de sa délité à la ville de Saint-Étienne.

P.S. Pour les amateurs d’armes, on retiendra le travail remarquable du fusil Verney-Carron Jean-Marc Poyet (Le fusil de l’an 2000) où le trait libre de la gravure et de la teinture sur métaux font de cette arme la vitrine d’un regard du XXe siècle empreint d’une dynamique d’exception (ce fusil gure à la page 115 du livre «Verney-Carron, deux-cents ans d’armurerie à Saint-Etienne»).